2 Black perdus dans l’Ardèche….

Cette année encore, des Renards ont été présents à l’une des plus grandes courses cyclosportives de France, Laurent et Benoit.
Le parcours qui nous attendait était de 215 Kms avec 11 cols et 4400 mètres de déniveler, du costaud quoi.
Nous nous sommes donc dirigé vers St Félicien dès le vendredi matin.
600 Kms après nous arrivons enfin au village de départ, afin de pouvoir retirer nos dossards.
Il y a déjà des cyclistes partout, nous faisons aussi un petit tour dans les stands d’exposants, Mavic, Kuota, Cannondale etc.……
Puis direction l’hôtel à environ 25 Kms pour retrouver notre chambre.
C’est une ville nommée Tournon sur Rhône ou nous allons établir notre camps de base.
Il y a tout sur place, restau, magasin de vélo au cas ou et boite de nuit…enfin ça c’est pas pour nous les cyclistes…
Petite pasta partie et au dodo à 22h comme tout bon compétiteur la veille d’une course.
Le samedi réveil très tôt 5h30, et oui il faut prendre le petit déj car le départ est à 7h30.
Nous arrivons donc à St Félicien, montage des vélos, dernières vérifications techniques (bidons, gels, chambres etc. …) et direction le départ. Il ne fait pas très chaud environ 13°, mais le ciel est clair donc on pense que ça va taper dans la journée.
C’est le départ, il y a des cyclistes partout, on voit à peine la ligne de départ. On mettra 20 minutes avant de franchir la ligne.
Après c’est directement le 1er col, on double régulièrement, c’est une pente régulière qui va bien (11.5 Kms à 3.5%), nous arrivons au sommet ensemble. Après une longue descente super agréable (et oui quand les cols sont que pour nous les cyclistes c’est vraiment top), je ne vois plus Laurent qui a dû descendre plus prudemment que moi….
Ensuite c’est une longue journée en solitaire qui m’attend, avec pas moins de 10 cols à franchir. Les routes et les ascensions s’enchaînent les unes après les autres, je passe d’un groupe à l’autre sans jamais me retrouver dans un paquet qui va à mon rythme.
La plus longue ascension de la journée est le col du Gerbier de Jonc 1416m, en passant par le col du Barricaude, soit 23 Kms de cotes. Apres c’est aussi la descente la plus longue de la journée afin de récupérer un peu. J’avale la descente par moment à plus de 67 Km/h.
Je me retourne parfois mais pas de Laurent je pense maintenant qu’on se reverra pas avant l’arrivée.
Maintenant que je pense avoir fait le plus dur, et plus de la moitié de la distance, je me dis que je vais continuer sur mon rythme afin de finir et tout donner dans le dernière col, réputé pour être dur car il y des passages de 10 et 15 %.
En arrivant au pieds du col du buisson (le dernier), je sais qu’il reste 6.5 Kms à 6.5% de moyenne et ensuite une longue descente jusqu’à l’arrivée.
Je me retrouve en bas dans les roues des mecs qui montent pas trop mal, mais je me dit que je peut aller un peu plus vite, alors je passe … et là, un mec me repasse dans un sursaut d’orgueil….la commence l’explication, arrivé dans la portion des 15 %, je me mets en danseuse et accélère, je tiens un bon rythme les jambes répondent bien, je continue, au sol est indiqué les nombres de kilomètres avant le somment et là je vois encore 4 kms. Je regarde derrière, plus de mec, un coût d’œil sur le cardio : 178, allez je vais tenir jusqu’au sommet, je remonte énormément de vélo et même parfois sur les cotés en herbes, la route n’est pas large et ce col est le final de tous les parcours.
Arrivé au sommet, un type me tape dans le dos et me remercie de l’avoir tiré dans le dernier kilomètre car il espère améliorer son temps. Descente à bloc avec 3 gars, relance dans chaque virage, la course quoi…. On finit très fort et là je me dis que j’ai réussi ma course.
J’arrive en 8h31 avec au compteur une moyenne de 25.3 pour 4030 de déniveler sur 211 kilomètres.
Pari réussi, je voulais descendre en dessous des 9h00.
Laurent me rejoindra en un peu plus de 9h00. On est content de se retrouver afin de se raconter notre journée. Laurent améliore sont chrono, on a pas eu de problème, une course super quoi.
Notre retour se fait donc le dimanche matin, et mise à part des problèmes mécaniques sur ma voiture nous avons des souvenirs et des images plein la tête, les villages en fêtes, les applaudissements des gens, les musiciens, les couleurs enfin bref une course vraiment pas comme les autres. A faire dans la vie d’un cycliste.

Benoit,